Le décor : le Cézallier sauvage
Samedi 27 juin 2026.
Allanche. Plateau du Cézallier.
Moi, cycliste du club de Cormeilles, et mon pote Jeremy
70 km annoncés… mais version brute.
Et déjà un détail change tout :
il fait chaud. Anormalement chaud pour l’altitude.
La météo : belle… mais traîtresse
19°C au départ (déjà doux)
jusqu’à 29°C dans la journée
alternance soleil / nuages
risque d’orage, ambiance lourde
vent discret mais bien présent sur les plateaux
Traduction terrain :
pas de canicule écrasante… mais une chaleur qui s’installe et use lentement
Le profil
~70 km
~1 500 m D+
terrain cassant, irrégulier
Un parcours qui ne laisse aucun répit.
Km 0–15 : partir trop vite… sous la chaleur
Ça part fort.
Mais contrairement à ce que nous pensions :
il ne fait pas frais du tout.
- déjà en court
- déjà en sueur dans les premières bosses
“On est bien là… mais ça tape déjà.”
L’effort monte plus vite que prévu.
Km 15–35 : la chaleur + le terrain
Le Cézallier nous prend.
- montées longues
- terrain sec, parfois poussiéreux
- soleil qui perce entre les nuages
Résultat :
- cardio qui monte vite
- hydratation déjà clé
- premières vraies douleurs
Le duo tient.
Km 35–45 : le ravito dans la fromagerie (miracle)
Et là… moment hors du temps.
Une fromagerie.
- fraîcheur immédiate
- odeur de Cantal
Dehors : chaleur. Dedans : presque froid.
contraste parfait.
- eau
- pain
- fromage
“C’est irréel ce ravito…”
Nous récupérons … mais pas trop longtemps.
Car en sortant :
la chaleur revient d’un coup.
Km 45–60 : le piège invisible
Le plateau.
- vent léger mais constant
- chaleur installée
- ciel un peu lourd
fatigue + digestion + météo = combo dur
Km 60–70 : le final sous tension
Derniers kilomètres.
- chaleur encore présente
- corps entamé
- ciel parfois menaçant
Chaque montée paraît interminable.
Plus de discussion.
Juste :
tenir
respirer
finir
L’arrivée
Allanche.
Nous passons la ligne ensemble.
- épuisés
- poussiéreux
- marqués
Mais un souvenir au-dessus de tout :
le ravito dans la fromagerie
la chaleur inattendue
et cette aventure à deux
Conclusion
La Grave Gravel 2026, ce n’était pas juste 70 km :
- une chaleur inhabituelle en altitude
- un terrain exigeant
- un vent discret mais usant
Mais surtout :
une vraie aventure humaine
un effort partagé du début à la fin








